La psychanalyse
Qu'est-ce que la psychanalyse ?
Aux origines d'une révolution
La psychanalyse est née il y a plus d'un siècle à Vienne. Freud est le père de cette méthode d'investigation par la parole qui se concentre sur l'analyse des manifestations de l'inconscient (les rêves, les lapsus, les actes manqués, les mots d'esprit, etc.). La grande découverte de Freud est que l'inconscient est ce lieu en chacun de nous qui est à la fois familier et inconnu. En analyse, on se saisit alors de ce qui "déborde" de cet espace car il s'agit d'autant de clés qui vont permettre d'élucider certains des mystères qui nous travaillent.
La psychanalyse a beaucoup évolué depuis Freud, notamment sous l'impulsion de ses disciples qui ont poursuivi ses recherches ou s'en sont parfois distancié. De nombreux courants thérapeutiques héritent aujourd'hui des découvertes de la psychanalyse, bien qu'elle ne soit pas elle-même considérée comme une thérapie.

Sigmund Freud, par Max Halberstadt
Le coeur du sujet
En effet, la psychanalyse n'est pas une thérapie, dans le sens où la "guérison" n'est pas le but recherché. Cette guérison, ce mieux-être, intervient "de surcroît" selon la célèbre formule de Jacques Lacan. Ainsi, même si elle n'est pas une thérapie, la psychanalyse ne manque pas d'avoir des effets thérapeutiques. Elle invite chaque sujet à s'écouter afin d'entendre et d'accueillir ce qui a été refoulé. Petit à petit se créent les conditions qui permettent de poser des actes différents et de se libérer des répétitions aliénantes. Cette libération est donc ressentie "de surcroît", en plus, comme la cerise sur le gâteau.
La psychanalyse offre un espace-temps rare dans nos sociétés occidentales. Elle laisse la place au sujet pour qu'il se découvre et se confronte, à sa manière, aux conventions et aux normes. Subversive par nature, elle permet de s'approcher au plus près de qui l'on est. C’est pour cela qu’il est difficile de la circonscrire précisément : pas vraiment une technique, ni tout à fait une science, c’est une praxis qui est par essence en mouvement. Elle est un espace de liberté, de découverte et d’interrogation qui laisse la parole émerger dans toute sa singularité pour s’affranchir, autant que nécessaire, des paroles des autres.
Des attentes variées
Les raisons qui poussent à se rendre chez un psychanalyste sont diverses. Chacun vient en séance avec ses maux, son vécu, ses questionnements, ses attentes. Les histoires sont singulières et chaque analyse l’est donc tout autant. Bien qu'elle n'ait pas de but prédéfini qui vaudrait pour tous, la psychanalyse ne manque pourtant pas de sens. Seulement, ce sens est à découvrir par celui/celle qui s'y adonne.
C'est par un travail sur la parole, à travers ce qu'on appelle la libre-association, que l'analysant·e (la personne qui consulte) accède petit à petit à une partie de soi qui était enfouie. L'analyste n'est pas pour autant muet. Il peut être amené à poser des questions, souligner un mot ou une phrase, livrer une interprétation afin que l'analysant·e fasse des liens. La psychanalyse apparaît alors comme une aventure intérieure qui, plutôt que de nous changer, nous révèle à nous-même en démêlant les fils de notre histoire.

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Comment cela fonctionne ?
Chaque séance est la rencontre de deux inconscients : celui de la personne qui consulte et celui de l’analyste. L’inconscient s’exprime à notre insu à tous, et le travail d’analyse est de repérer les moments où quelque chose s’échappe de l’inconscient car ils sont révélateurs.
Les comportements ou souffrances qui vous amènent à consulter un psychanalyste sont appelés symptômes (ce qui ne veut pas dire que vous êtes malade !). Le symptôme est la résultante d’un conflit inconscient ; la psychanalyse s’efforce d’en comprendre le sens et de remonter au plus près de sa source/cause. Tout aussi gênant que soit votre symptôme, il a une fonction pour votre inconscient ; c’est un message qu'il s'agit d'accueillir, d'entendre, et de déchiffrer.
C’est un travail passionnant, parfois difficile, mais toujours enrichissant auquel je vous invite.
Psy LGBTQ+ friendly
J'accompagne entre autres des personnes LGBTQI+. Pour les personnes concernées, les inquiétudes peuvent être nombreuses avant de consulter un professionnel, qu'il soit de santé ou autre. Peur du rejet, de l'incompréhension, de l'homophobie, de la transphobie, etc : ces craintes sont loin d'être infondées. Il est ainsi essentiel que les personnes LGBTQI+ qui envisagent de me consulter soient assurées d'être reçues dans un cadre sécurisant et non discriminant.
Soulignons qu'un psy LGBTQ+ friendly ne travaille pas différemment d'un autre. Mais en consulter un vous assure d'un accompagnement sans jugement dans le respect de vos vécus et questionnements, qu'ils soient entre autres de nature identitaire ou sexuels.
Consulter un psy LGBTQ+ friendly n'implique pas nécessairement de parler d'homosexualité, de bisexualité, de transidentité ou de genre. Mais si c'est ce qui vous préoccupe, alors vous saurez que cela est possible en toute transparence. Vos expériences et questionnements ne seront jamais minimisés, ignorés, ou rejetés.
